Skip to main content

Enseignement des religions monothéiste à l'école

Hier, le vice-ministre au développement économique, Adolfo Urso, ici son site, a proposé d'élargir cette heure de religion aux grandes religions monothéiste (donc Judaïsme, mais il semble surtout Islam).

Actuellement, les élèves italiens ont la "possibilité" de suivre une heure de religion par semaine. Par "défaut", est enseignée la religion catholique. Si les parents sont contre, les enfants peuvent suivre une activité créative alternative.
L'idée semblait intéressante, s'il s'agissait de transformer l'heure actuelle en une approche "globale" des grandes religions. La laïcité y aurait alors trouvé sa place. Cela m'aurait rappelé les cours d'histoire qui incluaient des heures dédiés à la connaissance de toutes les grandes religions.
Mais en fait, Adolfo Urso veut enrichir l'enseignement de la religion, par le choix entre catholicisme, islamisme ou judaïsme. Les enfants de ces confessions pourront se faire donc connaitre les principes de leur propre croyance au sein même de l'école publique ou privée.

Il s'agit donc non de s'approcher du laïcisme, mais de renforcer le contrôle de l'état sur l'enseignement des religions. Il est donc légitime de se poser des questions quant à la contradiction de cette proposition, dans un pays où on peut trouver des crucifix dans tous les administrations y compris les salles de classe.
L'idée sous-jacente serait de ne pas laisser l'enseignement de l'islamisme à des "extrémistes" non contrôlés.

La proposition est soutenue par Massimo D'Alema (du Partito Democratico, dans l'opposition de gauche), Gianfranco Fini (du Partito della Libertà, mais ex dirigeant de Alleanza Nazionale, ex-parti "fasciste") et une partie du Vatican. L'autre bord regroupe la Lega Nord (nationaliste du Nord), certains représentants de l'église et certains membres du Partito Della Libertà (controlé à droite par Silvio Berlusconi).

Cette action politique peut être aussi analysée comme un mouvement de Gianfranco Fini, qui a du mal à faire entendre sa voix, contre son meilleur ennemie, Silvio Berlusconi, lui-même en froid avec Benoit XVI, suite aux nombreux scandales sexuels dont le chef du gouvernement italien est l'acteur.

De nombreux journaux italiens reprennent l'information. Je vous laisse le lien avec l'article de La Repubblica.



Comments

Popular posts from this blog

Région du Piémont : conséquences des irrégularités lors des élections e 2010

Comme en France, l'Italie a renouvelé ses Conseils Régionaux au printemps derniers. Contrairement à la France, les électeurs Italiens ont majoritairement voté pour les partis de droites, voir même d'extrême droite (Lega Nord de Umberto Bossi). Le Piémont (situé au Nord) connaissait une présidente de "gauche", avec Mme Mercedes Bresso . Mais, après 5 années, les Piémontais lui ont préféré Roberto Cota , le dirigeant local de la Ligue du Nord. La différence de voix entre les 2 opposants étaient faibles, moins de 10 000 électeurs. Mercedes Bresso et certains de ses alliés ont fait divers recours devant le TAR du Piémont (tribunal administratif), concernant la légalité des listes des vainqueurs. Le 19 juin derniers, le Tar du Piémont donnait grandemen t raison aux listes de "gauche" : cela allait de listes qui avaient changé de nom, à des signatures fausses, à des logos trop proches ou des nom de liste trop proches. Les conséquences sont incertaines : recomptag...

Berlusconi reste l'un des 7 hommes les plus influents de la planète

La Stampa reprend un article du Financial Times ( FT MAGAZINE - THE BILLIONAIRES ISSUE: The Billionaires Issue: Top 25: Because they're worth it ) sur les 25 personnes les plus influantes de la planète. Et nous retrouvons notre amis Silvio Berlusconi, qui malgré une chute de 4 places par rapport à 2004, reste dans le G7 des hommes les plus puissants à coté de Bill Gates , du maire de New York Michael Bloomberg (fondateur du service financier du meme nom), du couple Sergey Brin et Larry Page (Google), Pierre Omidyar (e-Bay), de Steve Jobs (Apple Computer).
Le système de santé italien est classé n° 2 mondial Lors de l'apéritif de l' association des Français du Piémont , j'ai parlé avec le responsable financier de Eutelsat à Turin. Nous discustions du système de santé italien, lorsque m'est revenu cet article de Capital du mois d'août 2006, sur la classification des système de santé dans le monde (page 63). Il ressortait de cette classification que la France est 1ère, et l'Italie 2ème (Malte 3ème, Singapour 4ème, Espagne 5ème, Autriche 6ème, Japon 7ème, Norvège 8ème, Portugal 9ème, Grèce 10ème). Cette classification a été faite par l' OMS , et semble donc sérieuse. Je pense, pour autant, que le personnel de l'OMS devrait se faire soigner plus souvent en Italie, pour vérifier leur affirmation. En effet, je me souviens de ma belle mère, placée au centre d'une chambre de 6 personnes, car il n'y avait plus de place ailleurs. Cela n'aurait pas eu d'importance si elle n'était pas à peine sorti...